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Quatre filles et un jean de Ann Brashares

  • Titre : Quatre filles et un jean
  • Auteur : Ann Brashares
  • Editeur : Gallimard Jeunesse
  • 309 pages.
  • Résumé : Ma première s’appelle Carmen. Très attachée aux gens qu’elle aime, elle se montre parfois d’une franchise désarmante. Ma deuxième s’appelle Tibby. Si elle joue les rebelles, c’est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie. Ma troisième s’appelle Bridget. Elle est blonde, sexy, sportive, volontaire mais, au fond, si vulnérable. Ma quatrième s’appelle Lena. Elle est superbe, timide et farouche. Elle refuse souvent d’écouter ce que lui dit son coeur mais le soleil de Grèce va éveiller en elle des sentiments inconnus. Mon cinquième est un jean. Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille. Il les accompagnera le temps d’un été qui changera leurs vies pour toujours. Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent, où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent.

Quatre filles et un jean est un roman que j’ai trouvé d’occasion pour 2 euros. Autant vous dire que sur le coup, j’étais bien contente puisque j’en avais entendu beaucoup de bien et que j’avais très envie de le découvrir (sans compter qu’il était tout petit donc que je me suis vraiment dit qu’il ne ferait pas long feu dans ma PAL). C’était sans compter sur mon habituel trop plein d’achat et au final il a traîné quelque chose comme quatre ans dans ma pile à lire (bravo ça c’est de la lecture rapide !). Au final, j’ai décidé de le sortir fin-mai lors de mon challenge du Loup-Garou littéraire et je suis bien contente qu’il ne soit plus dans ma PAL.

Mon avis en bref : Un livre avec beaucoup de clichés et certains problèmes selon moi.

En soi, cette lecture a été assez bizarre pour moi. D’un côté, ça se lit assez rapidement et par moment on compatit pour certaines filles mais d’un autre côté, il y avait aussi beaucoup de problématique dans ce roman. D’après moi, ce livre reste un pur produit 2002 quand on s’en fichait à l’époque d’apprendre aux filles à se respecter les unes les autres et que montrer la « réalité » était une priorité. Ca fait qu’à la fois ce livre se lit très bien mais aussi que souvent je levais les yeux au ciel en me demandant à quoi pouvait servir une remarque aussi stupide.

Quand j’ai commencé le livre, je me suis dit « Ah, obligé, je vais pouvoir le mettre dans la catégorie héros bienveillant ». Sauf que rapidement, je me suis rendue compte que pas du tout et que les filles pouvaient même se révéler assez méchantes envers les personnes qui ne faisaient pas parti de leur groupe.

Dans ce tas-là, Bridget a été la plus insupportable. Clairement, elle sait qu’elle fait une bêtise voire quelque chose d’illégale qui ne la mettra pas que elle dans les ennuis mais aussi celui qu’elle vise, sauf qu’elle s’en fiche. Et en gros, on nous explique que c’est parce qu’elle est comme ça, parce que sa mère est morte et que son père est perdu depuis avec l’éducation de ses enfants. Sauf que pour moi, ce n’est pas une excuse : elle sait puisqu’on lui répète que le mec peut avoir de gros problèmes si elle force et que lui cède et elle répond « je m’en fiche, je le veux, je l’aurais ». Sur le coup, je suis restée vraiment perplexe et elle a vite été catégorisé comme personnage profondément insupportable. Autant vous dire, qu’à un moment donné quand je voyais son nom apparaître dans les chapitres, je ne faisais que les survoler parce que j’étais exaspérée de son comportement d’enfant pourrie gâtée à qui on n’ose pas dire non parce qu’elle a vécu quelque chose de dur dans sa vie.

Carmen, à la fin du roman, a été exactement la même chose que Bridget. Au début, je compatissais vraiment pour elle parce que je comprenais que ce que son père lui avait fait ça ne se faisait pas et qu’il avait mal gérer une situation qu’il voulait éviter à tout prix. Est-ce que c’est une raison pour être une sale garce ? Non. Et je pense que c’était l’un des personnages les plus problématiques de ce roman. En gros, elle passe la majeure partie du livre à dire « je suis portoricaine et j’ai un gros cul ». Voilà. D’un côté, je peux comprendre que ça t’énerve quand tu passes ton temps à dire « oui ce mec blond aux yeux bleus c’est mon père » et que ça t’énerve encore plus quand on dit que le beau-fils ressemble bien au beau-père. Mais de là, en fait, elle envoie clairement un message ultra négatif même de la femme en fait. Et il y a un passage qui m’a particulièrement choquée lors de l’essayage de robe de mariée : « Cette robe-meringue pleine de froufrous, c’était tellement ridicule pour une mariée de plus de quarante ans qui avait déjà deux grands enfants. Le corsage était moulant et les manches courtes laissaient voir un long bout de bras de plus de quarante ans. » Donc maintenant, il faut m’expliquer pourquoi ? Pourquoi quand tu passes un certain âge on te dit « Tu dois te marier comme ça et comme ça parce que tu comprends il y a des codes à respecter ». Sauf qu’en fait, il y a zéro code, si tu as envie de te marier en robe meringue ou bohème ou charleston à vingt ou cinquante ou plus, tu as totalement le droit. C’est ton mariage et tu as encore le droit de le gérer comme tu veux. En fait, ça me saoule d’entendre que tu dois respecter des codes cachés du mariage alors que le seul code du mariage, c’est bien de te marier comme tu veux pour ne jamais avoir de regret plus tard. Voilà, merci c’est tout pour moi. Du coup, j’ai trouvé que Carmen lâchait un message ultra-négatif de la femme et des familles recomposées.

Tibby, c’est le personnage qui m’a le plus étonnée. Au tout début, je me suis dit « c’est une garce comme les autres ». Elle voulait faire un film sur les gens les plus nuls et les plus ennuyants de Bethesda. Autant vous dire qu’après Bridget et Carmen, j’étais déjà bien énervée. Sauf qu’elle rencontre Bailey. Et Bailey c’est vraiment ce qui a fait que j’ai passé un bon moment, une vraie bouffée d’air frais, à chaque fois qu’elle apparaissait j’étais contente de la retrouver. Du haut de ses douze ans, c’est elle qui fait grandir Tibby et qui lui montre qu’on ne doit jamais se fier aux apparences. J’ai même failli verser ma petite larme à la fin de l’histoire de Bailey. Du coup, à la fin, Tibby a vraiment mûri et je crois bien que c’est l’une des seules du groupe. Bon, par contre, elle est complètement frappée d’avoir mis son Cochon d’Inde mort dans le congélateur. Je vous assure qu’à ce moment-là, j’ai failli arrêter ma lecture tellement ça m’avait choquée.

Lena, c’est un peu le personnage invisible de l’histoire. Du coup, c’est presque celle que j’ai le plus apprécié parce que j’avais l’impression que c’était le seul personnage équilibré de l’histoire. Concrètement, sa péripétie se passe juste à cause d’un mentendu et il tombe vraiment bien dans l’histoire, il sonne juste. Elle a beau être la plus discrète c’est celle que j’ai préféré suivre.

Le découpage du roman m’a aussi fait un peu bizarre. Les chapitres commencent tous par une citation qui n’apportait rien selon moi et qui cassait presque le rythme de lecture selon moi. Les chapitres en eux-mêmes sont divisés entre toutes les filles ou presque. Ca m’a un peu chagrinée parce qu’à un moment donné j’étais vraiment à deux doigts de verser une larme et là, bim ! Coupure on passe à un autre personnage pour qui tout va bien dans le meilleur des mondes. A ce moment-là, niveau émotion c’était fini.

Au final, ça reste une lecture très rapide à faire, même s’il faut garder à l’esprit que ça reste très année 2000. Il faut donc vraiment garder à l’esprit que c’est un livre qui respecte les codes de cette époque et qui donc peut poser problème selon comment on va le lire. Pour moi, ça n’a pas été une franche réussite et je ne continuerai donc pas la saga.

XOXO,
S.

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