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The Shadows between us de Tricia Levenseller

  • Titre : The Shadows between us
  • Auteur : Tricia Levenseller
  • Editeur : Feiwel and Friends (VO anglaise)
  • 324 pages.
  • Résumé : « They’ve never found the body of the first and only boy who broke my heart. And they never will. »
    Alessandra is tired of being overlooked, but she has a plan to gain power: 
    1) Woo the Shadow King.
    2) Marry him.
    3) Kill him and take his kingdom for herself. 
    No one knows the extent of the freshly crowned Shadow King’s power. Some say he can command the shadows that swirl around him to do his bidding. Others say they speak to him, whispering the thoughts of his enemies. Regardless, Alessandra knows what she deserves, and she’s going to do everything within her power to get it. 
    But Alessandra’s not the only one trying to kill the king. As attempts on his life are made, she finds herself trying to keep him alive long enough for him to make her his queen–all while struggling not to lose her heart. After all, who better for a Shadow King than a cunning, villainous queen? 
    « Tricia Levenseller’s latest, The Shadows Between Us, is a decadent and wickedly addictive fantasy, full of schemes and court intrigue, and delightful descriptions of food, which I am always a fan of. » –Kendare Blake, #1 New York Times bestselling author of the Three Dark Crowns series

J’ai reçu ce livre dans ma Fairyloot de Mars (enfin celle de Mars que j’ai reçu en Mai, merci le Covid) et quand j’ai lu le résumé, j’étais déjà en train de me dire que ça pouvait être une lecture vraiment sympa. Quand j’ai vu l’auteur, je me suis dit « Chouette, moi qui voulait découvrir cette autrice ». Et quand j’ai lu la lettre de l’autrice, j’étais conquise, il n’y a pas d’autres mots : un personnage féminin Badass à la Catherine de Médicis, une intrigue à la court avec des tenues à couper le souffle et de la manipulation à gogo, et des anti-héros de partout. Je me suis jetée sur le livre dès que je l’ai reçu.

Mon avis en bref : Hyper déçue par cette lecture que j’espérais être un coup de coeur.

Les cinquante à quatre-vingt premières pages ont pourtant tenu toutes leurs promesses, j’étais accro et je sentais que ce livre allait être un coup de coeur. Alessandra est une fille égoïste à souhait, manipulatrice et elle sait comment obtenir ce qu’elle veut. On la voit échafauder des plans et les mettre en action lors de sa première venue au bal du roi. J’ai beaucoup aimé cette partie du roman parce que je retrouvais vraiment ce qu’on m’avait promis dans le résumé.

Sauf que, comme on s’en doute, le roman ne s’arrête pas au bout de quatre-vingt pages et c’est là que ça se gâte. Le caractère d’Alessandra s’adoucit d’un coup et on la voit tomber amoureuse du jour au lendemain. C’est là que c’est devenu insupportable. En fait, j’ai eu l’impression que l’autrice forçait le changement de caractère pour provoquer une romance un peu nian-nian et très basique. Et comme si la romance ne suffisait pas (vous le savez mais j’ai vraiment du mal avec la romance, sauf si elle est bien amenée), l’autrice force en rappelant de temps à autre que « nan nan mais en fait Alessandra veut toujours tuer le roi ». Je trouvais que c’était de trop et absolument pas naturel : pendant trente pages on la voit dire qu’elle ne supporterait pas qu’on fasse du mal au roi et après pendant un paragraphe elle se dit « tiens et si j’allais chercher de quoi faire un bon poison pour tuer le roi ? Ouais, c’est une bonne idée, go ! ». Spoiler alert : c’est une mauvaise idée.

A côté de ça, on a une sous-intrigue avec Hektor, le premier amour d’Alessandra qu’elle a tuer. Cette sous-intrigue était tellement inutile de mon point de vue, surtout vu comment elle se termine. Comment ça s’est soldé cette histoire, je me suis dit que autant ne rien faire. La fin est facile et n’apporte rien à l’histoire. Perso, j’apprend que t’as tuer ton ex, j’y regarder quand même à deux fois avant de t’épouser, sait-on jamais… Sauf que c’est vrai que le roi a des « ombres » autour de lui (Shadow King, you know what I mean ?).

Voilà, bienvenue dans le petit morceau de fantasy de cette histoire. Ce n’est qu’à la moitié du roman qu’on apprend ce que sont ces fichues ombres parce que sinon, on est paumé tout le long du bouquin. Ca m’a vraiment énervée de devoir attendre si longtemps avant de comprendre à quoi servent ces trucs qui tournent autour du roi. Mais le pire, c’est visiblement, personne ne se pose la question dans le bouquin. Et alors, le pire du pire, ça a été qu’on apprend encore des choses sur les ombres à quelque chose comme cinquante pages de la fin du livre. Je vous assure qu’à ce moment-là je me suis dit que ça ne servait plus à rien de nous donner ce genre d’informations.

Au niveau des critiques, j’avais vu des personnes dirent c’était assez lourd le fait qu’il y ait tout le temps des descriptions des tenues d’Alessandra (et parfois d’autres personnages). Personnellement, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée. Au contraire, ça a donné un peu de substance au personnage d’Alessandra : on y voit clairement qu’elle est superficielle (et avec certaines descriptions, carrément méchante voire jalouse). En un coup d’oeil, elle est capable d’aller jusqu’à trouver la matière d’une tenue et elle peut vous décrire tout le physique d’un personnage. Pourtant, c’est bizarre, mais à la fin du roman je me suis rendue compte que je n’avais aucune image mentale d’aucun personnage au-dessus du buste. A l’heure actuelle, je n’ai toujours aucune idée d’à quoi ressemble le Shadow King ou Alessandra.

Au final, le Shadow King est vraiment le personnage que j’ai le plus apprécié parce qu’il a beau être « méchant », il n’en reste pas moins qu’il a beaucoup plus de substances et d’équilibre qu’Alessandra. Je crois que j’aurais adoré avoir une alternance de chapitres entre son point de vue et celui de Kallias.

La fin, quant à elle, est ultra prévisible. Les cent dernières pages ont presque été une torture pour moi, je ne les voyais pas avancer. J’en étais vraiment à un stade où je me disais « ce serait vraiment trop cool que Kallias tue Alessandra ». Je vous assure qu’avec un plot twist comme celui-là j’aurais mis cinq étoiles au roman rien que pour cette fin.

Bref, pour moi, c’est un livre qui peut être apprécié si on en attend pas trop ou si on ne lit pas de lettre de l’autrice (qui dit bien qu’il s’agit d’une romance entre Serpentard, voilà pourquoi j’ai été tellement déçu). Il faut aussi vraiment le lire comme une romance et pas comme un livre de fantasy parce que l’univers est… absolument jamais décrit donc on doit se débrouiller avec les moyens du bord.

XOXO,
S.

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