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Ca a commencé comme ça de Angéla Morelli

  • Titre : Ca a commencé comme ça
  • Auteur : Angéla Morelli
  • Editeur : Harlequin (collection &H)
  • 352 pages.
  • Résumé : Ça a commencé quand Flore a fait brûler sa confiture de groseilles . Ou alors, quand son père l’a appelée à l’aide, coincé entre les branches du vieux pommier. En fait, non, ça a vraiment commencé quand ses amis l’ont inscrite au concours de confitures. Oui, c’est à partir de ce moment-là que la vie de Flore a pris un tournant inattendu. Car la jeune mère célibataire presque trentenaire a dû faire face à un obstacle de choix : confectionner une confiture aux figues… sans figues. Et, malgré la mobilisation de tout le village pour la soutenir dans sa quête, impossible de trouver les fameux fruits au beau milieu de cette canicule qui frappe le Sud-Ouest de la France. Impossible ? Non, pas tout à fait. Car il y a bien quelqu’un qui en a, des figues : Corto, le beau jardinier mystérieux que tous les habitants du village considèrent avec méfiance. Et pour cause : il est tatoué et dégage une aura de mystère et de danger. Alors, oui, ça a commencé comme ça, avec un concours de confitures, une pénurie de figues et Corto.

J’ai reçu ce livre dans une box Kube en Mai 2019, il a traîné presque un an dans ma PAL, c’est fou comme le temps passe vite ahah ! J’avais demandé un roman feel-good, sans prise de tête, voire une romance (alors que je n’aime pas ça bonjour la logique). Au final, j’ai reçu Ca a commencé comme ça de Angéla Morelli et le résumé me faisait tellement envie ! Pourtant, je l’ai quand même laissé traîner mais j’adorais ce principe de concours de confiture et j’attendais un roman hyper gourmand et tout frais pour l’été.

Mon avis en bref : Un roman feel-good agréable à lire.

Que dire sur ce roman ? Déjà l’histoire. On y suit Flore qui s’est clairement fait dépassée par les événements de sa vie. Dans ma box, je m’attendais vraiment à recevoir un roman à 100% feel-good où j’allais prendre du plaisir à le lire. En commençant le roman, je me suis vite rendue compte qu’en fait les problèmes d’argent, ça me rendait méga anxieuse. Dans ce livre, on nous dit clairement que Flore vit de jour en jour et que la plupart du temps elle gère les factures en mode « Méga urgent » ou « très urgent », il n’y a pas une catégorie « ça peut largement attendre ». Toute sa vie est placement sous l’urgence et clairement elle se réveille elle pense à ses problèmes d’argent elle s’endort elle pense à ses problèmes d’argent. Sincèrement, je ne sais pas comment elle fait (et comment l’auteure a pu écrire ça) parce que moi rien qu’à le lire je faisais des crises d’angoisse. Depuis cette lecture, je vous assure que je check tout le temps mon compte en banque pour vérifier que ça va.

Parce qu’en plus de ces problèmes d’argent, comme si ça ne suffisait pas, on peut le dire mais Flore a une vie vraiment pourri : Son père a un Alzheimer (même si c’est pas dit, c’est trop flagrant), son ex est une enflure qui ne veut jamais prendre ses responsabilités envers sa fille et les gens du village se permettent carrément de ne pas la payer alors qu’elle ne leur rend pas service elle commercialise des choses. Et dans tout ça, le pire c’est que Flore ne l’ouvre JAMAIS. Jamais. Jamais. Clairement s’ils la bernent c’est parce qu’ils savent que c’est une bonne poire en fait. Si les gens ne la payent pas, tout ce qu’elle fait c’est le noté dans un carnet et se dire ‘bah ils me paieront la prochaine fois. » A ce moment-là, je me suis dit « Mais non, révolte-toi en fait. » C’est presque insupportable comme caractère, t’as envie qu’elle dise quelque chose parce qu’elle est tellement dans la merde que c’est pas possible d’encore se taire à ce stade-là. Mais Flore, elle encaisse, encore et encore et à côté elle « oblige » sa fille à se laver à l’eau froide ou elle chauffe des bassines pour que sa fille puisse prendre une douche tiède parce que la chaudière est cassée mais qu’elle ne peut pas se permettre de la réparer. Alors, je comprend totalement que c’est une réalité. Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté, ils doivent se doucher à l’eau froide parce qu’ils ont du mal à payer les factures, qu’ils ne trouvent pas de travail, parce que la vie est clairement trop chère. Le problème, c’est que là, Flore, c’est pas un problème qu’elle galère à joindre les deux bouts, c’est juste que une quetsche qui ose pas ouvrir sa bouche alors que « tout travail mérite salaire » et le pire c’est que quand tu vois ce que lui dois certaines personnes, tu pètes un plomb parce qu’avec juste une personne elle aurait pu se payer quatre chaudières. En fait, du coup ça donne un sentiment que l’auteure veut qu’on compatisse pour elle, mais moi ça me donnait juste envie de dire de se réveiller. Comme dit, elle ne serait pas tant en galère financière si elle osait juste l’ouvrir et réclamer l’argent qu’elle mérite parce qu’elle a travailler pour !

A part ça, j’ai trouvé un peu dommage que le concours de confitures (et je vous jure que ça m’a vendue du rêve en lisant le résumé) passe un peu à la trappe. En fait, on y fait des références de temps à autres par-ci par-là mais clairement c’est pas l’objet central du récit et il sert surtout de prétexte pour la rencontre entre Flore et Corto. En revanche, préparez-vous psychologiquement, parce que c’est un roman qui sent trop bon la viennoiserie toute fraîche (et en période de confinement c’était dur à lire). C’est un élément que j’ai beaucoup aimé dans ce livre, le fait que ce soit tellement gourmand. En plus, comme le tout se passe dans le Sud-Ouest de la France, c’est vraiment des saveurs qu’on connaît par coeur, qu’on aime et qui sont hyper réconfortante. J’ai adoré que l’auteure joue là-dessus.

Le style de l’auteure est quant à lui plutôt agréable à lire. C’est sans prise de tête et malgré l’histoire de Flore, j’ai trouvé ça assez sympa et j’étais contente de retrouver ma lecture à chaque fois. L’auteure arrive bien à nous emmener avec elle dans le Sud de la France et je pense d’ailleurs que c’est pour ça que j’étais tellement horripilée quand je lisais que Flore se faisait marcher sur les pieds. Le seul point, c’est que j’ai trouvé le dénouement un peu « facile » et rapide. J’aurais presque aimé que ça s’arrête cinquante pages avant, sans doute parce que j’aime un peu trop souffrir.

Au final, même si j’ai l’impression d’avoir soulevé pas mal de points « négatifs » c’est quand même une lecture que j’ai trouvé agréable et qui m’a fait passer un moment sans me prendre la tête. C’est rafraîchissant et c’est une lecture parfaite pour l’été (sauf si comme moi, vous êtes anxieuse ahah !).

XOXO,
S.

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