Littérature

L’affaire du collier d’émeraude de Claude Peitz

  • Titre : L’affaire du collier d’émeraude
  • Auteur : Claude Peitz
  • Editeur : Bastberg
  • 233 pages.
  • Résumé : 1936 : Arsène Lupin quitte sa paisible retraite normande pour se rendre en Alsace. Il veut relever un défi : là où les gangsters newyorkais ont échoué, lui, le Prince des voleurs, se fait fort de dérober le collier d’émeraudes appartenant à l’épouse d’Emile Mathis, le Prince des constructeurs automobiles.
    La rencontre fortuite avec une jeune femme juive, lui fait prendre conscience que les temps ont changé. Partout, en Europe, le fascisme et l’antisémitisme gagnent les esprits, la guerre menace sur les frontières.
    Renoncera-t-il pour autant à son projet ?
    Au cours de ses rocambolesques aventures, à Strasbourg, à Sélestat, au Kreutzweg, au Taennchel ou à la Hunebourg, notre héros croisera des personnages célèbres tels qu’ Ettore Bugatti, le peintre letton Frédéric Fiebig et sa famille, la petite fille de Mélanie de Pourtalès et même le lieutenant-colonel Charles de Gaulle. Sans oublier Fritz Spieser et les mouvements autonomistes alsaciens.

Ma tante avait pour habitude de me donner ces livres, une fois qu’elle les avait terminés. L’affaire du collier d’émeraude en faisait parti et on peut dire qu’il était loin d’être dans mon genre de prédilection. J’avais déjà essayer une fois de le commencer, mais sans succès, impossible d’accrocher. Au final, j’ai décidé de le ressortir (et de le terminer cette fois) lors du OWL’s Readathon de cette année en tant que lecture pour la matière Arithmancie où je devais lire un lire hors de ma zone de confort. On peut dire qu’il était bien hors de ma zone confort puisque je ne lis que très peu de policier/thriller et jamais de polar.

Mon avis en bref : Une lecture quelque peu mitigée.

On peut dire que même la seconde fois, cette lecture n’a pas été une franche réussite. Malgré le fait qu’il ne fasse « que » 233 pages, j’ai trouvé ça hyper long. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs alors que dans un roman aussi court et avec ce genre d’intrigue je m’attendais vraiment à ne pas voir les pages défilées.

Après je pense qu’il s’agit d’une question de goût, mais je n’ai pas non plus adhéré à la plume de l’auteur. Je l’ai trouvé un peu trop alambiquée pour pas grand chose. Je pense que ça venait vraiment d’une volonté de copier jusqu’au bout Maurice Leblanc, mais pour moi, ça ne l’a pas fait du tout.

Du coup, impossible de m’attacher aux personnages. Ca a été jusqu’au stade où Arsène Lupin me dégoûtait. Au début du livre, il prend en affection un personnage féminin en mode « je la protège comme ma propre enfant » et d’un coup BIM ! « je me la taperai bien en fait ». Donc, non seulement dans ce livre il y a eu une romance ce qui m’a horripilée au plus haut point, mais en plus ça vire au mélodrame du style « Je t’aime, mais nous ne pourrons jamais être ensemble » « Que faire ? » « Rien, tant pis. Nous vivrons avec cet amour enfoui au plus profond de notre coeur à tout jamais ». Je vous jure qu’à un moment donné, j’étais bien parti pour aimer cette histoire et j’en étais presque venue à vouloir savoir la fin, mais cette romance m’a achevée. Non seulement, elle est nulle, mais en plus elle ne sert qu’à donné une espèce d’excuse mystique au fait que le personnage féminin retrouve Arsène Lupin (parce que ouais visiblement si tu aimes vraiment quelqu’un tu peux le retrouver par la pensée, perso j’envoie un SMS mais bon…).

Au final, impossible de m’attacher à n’importe quel personnage. On a en scène Arsène Lupin et ce personnage féminin (dont j’ai oublié le nom, Déborah je crois) et tout le reste ne sont que des personnages secondaires. Dans ma tête, j’ai vraiment perçu Arsène Lupin comme le dindon de la farce qui se fait totalement manipulé par cette fille qui, à chaque fois, qu’elle a obtenu ce qu’elle voulait, se tire tout simplement. Je suis la première à m’attacher à un personnage secondaire et, quand j’ai refermé le livre, à me dire que j’aurais vraiment aimé le voir plus. Mais là, en fait, on a des personnages secondaires qui n’ont vraiment aucune matière, c’est presque comme s’il n’avait pas de caractère.

Normalement, dans ce type de livre, le dénouement c’est ce qu’on préfère parce qu’on y apprend plein de choses qu’on n’avait pas vu venir. Là, j’en étais à un stade où je m’en fichais et je voulais juste que ça se termine. Le collier a été vite éclipser dans l’intrigue pour aller vers tout autre chose (vous le savez, mais je déteste les titres « mensongers »). A la fin, je me suis « yes c’est fini », sauf qu’en fait, il y avait une postface. Et là, je vous assure qu’elle a fini de m’achever. J’ai pas du tout aimé et ça m’a fait levé les yeux au ciel.

Il y a quand même un lieu qui m’a bien plu dans l’histoire : l’Alsace. J’habite en Alsace et forcément pouvoir se repérer dans une histoire c’est super cool. Même si l’auteur n’a pas choisi ma ville préférée en Alsace, j’étais contente, même si ça m’a donnée envie de sortir alors qu’on était en confinement (ça c’était pas cool par contre).

Au final, c’est un roman que j’ai lu au tout début du mois et que j’ai oublier tout aussi vite. Malheureusement, je pense que c’était un livre qui n’était pas fait pour moi à la base, j’étais sans doute très loin d’être le public cible. Je suis totalement passée à côté de cette histoire (alors que pourtant, de temps à autre, j’apprécie de lire un Arsène Lupin).

XOXO,
S.

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